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St. Antoine
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Mexique, 1926 – le gouvernement socialiste révolutionnaire mène une guerre implacable contre l’Eglise par des mesures restrictives et des lois anticléricales très sévères. Les congrégations sont supprimées, les écoles confessionnelles aliénées, les biens de l’Église nationalisés, le clergé assermenté, et tous ceux qui n’obtempèrent pas sont violemment exécutés.

Devant l’intransigeance du pouvoir, les évêques décident la suspension du culte public à partir de juillet 1926, ils prennent la fuite vers les États-Unis et ordonnent aux curés de campagne de rejoindre la ville laissant ainsi leurs ouailles sans pasteur!

C’est le signal de la révolte pour le peuple. Les catholiques brimés dans leurs libertés les plus élémentaires n’ont plus d’hésitation : il faut se battre et résister pour défendre la foi catholique et l’honneur bafoué du Christ Roi.

Etudiants, associations, syndicats chrétiens forment des réseaux de résistance et la population rurale passent à la désobéissance civique.

Mais le gouvernement s’entête : le président Calles - voulant guérir les mexicains par la mitrailleuse - envoie l’armée contre les insoumis, les massacres commencent.

Ouvriers, paysans, femmes, étudiants, écoliers prennent les armes ... rejoints par des prêtres, ils confient leur organisation à des chefs militaires expérimentés : la grande aventure de la « Cristiada » commence, une armée catholique se lève contre la terreur révolutionnaire!

Le dévouement, la générosité, et la vaillance des Cristeros sont sans limite. Ils savent qu’ils luttent pour le Christ, pour son règne social : avec leur drapeau décoré de « La Virgen de Guadalupe » et au cri de « Viva el Cristo Rey », ils se lancent dans la bataille. Au pied du mur, et oubliés par le monde, ils se battent avec d’autant plus de courage, parfaitement conscients de leur situation … il n’y a pas d’échappatoire : pour pouvoir rentrer chez soi, il faut être mort ou victorieux.

Victorieux : ils le furent … sur le champ de bataille, et non sur le champ diplomatique : le gouvernement fédéral - avec lequel ils parviennent tout de même à signer un compromis – se dédit et leurs chefs sont massacrés, leurs noms voués à l’oubli.

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C’est seulement à partir des années 1980 que Jean-Paul II et ses successeurs à Rome s’efforcèrent de rétablir leur mémoire, et de faire fructifier leur sacrifice héroïque dans l’Église universelle : entre 1988 et 2016, pas moins de 34 prêtres et laïcs sont béatifiés ou canonisés.

Torturés et martyrisés à l’époque, ils sont aujourd’hui de saints intercesseurs vénérés que l’on invoque pour demander leur secours dans les nécessités de l’Église de notre temps. Par de courtes souffrances, ils sont parvenus à la béatitude éternelle, et leur exemple illumine la route des chrétiens d’aujourd’hui.

En 2018, il revient à la Colonie Saint-Antoine de leur rendre hommage, de retracer l’histoire de leur combat héroïque pour la foi et la liberté de l’Eglise, de faire revivre leurs valeurs - courage, pauvreté, simplicité, fidélité et sens de l’honneur - et de transmettre leur attachement indéfectible – jusqu’au martyre – à Notre Seigneur Jésus-Christ sauveur des hommes et lumière du monde!

Habités d’une sainte et surnaturelle espérance, enracinés dans notre foi au Christ, portons nos fardeaux et nos soucis quotidiens avec gaieté de cœur et préparons-nous dès à présent à revivre la grande épopée mexicaine du martyre de la foi pour la reconquête de la liberté et le triomphe de la Sainte Eglise!

Nous vous attendons nombreux cet été pour soutenir les héroïques paysans mexicains!

«Nos armes sont ridicules … aux yeux des hommes : la prière, la pénitence, la pratique des sacrements, le martyre ; mais elles restent les seules armes réellement efficaces, devant Dieu». 



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