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L’an de grâce 785.

Samedi, 24 décembre, veillée de Noël.

Environ 9 heures du soir.

Attigny...

Des milliers de cierges et de torches éclairent d’une lueur flamboyante la vaste nef de la chapelle palatine, située au pied des Ardennes, à 16 lieues de Reims. Il y a un instant, l’église retentissait encore du ‘Laetare puerpera’ de l’ancienne liturgie gauloise. Maintenant, un silence parfait règne sur l’assemblée nombreuse, et tous les regards sont invariablement fixés sur l’homme qui se trouve au milieu de l’allée centrale. Grand, de stature forte, âgé d’une quarantaine d’années environ, il porte la chevelure longue d’un guerrier franc, et une longue épée, dans un fourreau incrusté de gemmes étincelantes, orne sa ceinture. Son manteau teint de pourpre et la couronne sur sa tête, les insignes royaux, désignent le chef des princes de la chrétienté : Charlemagne. Il se dresse, il sourit, et il tend sa main à l’homme qui se trouve face à lui, imberbe, blond, sans armes, un prince, lui aussi, mais revêtu du simple costume des vieux Saxons : le fier Widukind, chef des tribus germaniques d’outre-Rhin, qui hier encore menait la rébellion des peuples du Nord contre l’Empire des Francs, et contre l’Église du Christ. Aujourd’hui cependant, calme, presque rayonnant, il avance d’un pas ferme, il saisit la main tendue de celui qui sera son parrain, et il se laisse guider aux fonts baptismaux ; là l’accueille l’archevêque Turpin de Reims, digne successeur de saint Rémi qui baptisa, jadis, Clovis, suite à sa victoire dans les landes de Tolbiac. Dans cette nuit de Noël, Widukind et les siens baissent, à leur tour, leurs têtes devant la source salvatrice, car la victoire des armes franques était accompagnée d’une autre victoire, plus importante encore : celle de l’Évangile, porté par d’intrépides missionnaires au-delà des frontières de l’ancien monde, et qui finit par entrer dans les cœurs des fiers guerriers germains.

Ce soir, l’Europe fête la paix, une paix profondément chrétienne qui règne des Pyrénées jusqu’à la mer Baltique et de la Frise jusqu’en Lombardie.

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Demain, cependant, il s’agira de bâtir. Widukind partira d’Attigny avec, dans son bagage, une précieuse relique de saint Denis de Paris, le même saint Denis dont le corps repose dans la splendide basilique qui porte son nom, nécropole des rois mérovingiens, et des ancêtres de Charlemagne. Muni de cette relique, du cadeau que le roi des Francs fit à son filleul, Widukind fondera, à son tour, un nouveau Saint-Denis chez lui, un centre spirituel en pleine terre saxonne qui devra, quand son heure sera venue, accueillir la dépouille mortelle du duc, et servir de sépulture à sa postérité. D’autres fondations d’églises suivront bientôt, comme des clairières qui feront entrer la lumière de la foi dans la dense forêt germanique. Les moines de Corbie se mettront au travail pour fournir des Bibles et des livres liturgiques aux premières cathédrales d’outre-Rhin, et les chantres rémois enseigneront la psalmodie grégorienne à leurs nouveaux confrères aux bords de la Weser, alors que les fiers chevaliers de Charlemagne poussent toujours plus vers l’Est, à la quête de nouvelles victoires.

Enfant de France ! Pars avec nous ! Pars avec Charlemagne ! À la défense de la chrétienté ! Ensemble, nous bâtirons la nouvelle Europe. De grandes aventures t’attendent à la Colonie saint-Antoine !

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